Quatrain du Travail

L’infini fil qui sans se cesse se tisse
Entre rien et tout et tout et rien
Nous a relié sur la même ligne lisse
À nous de l’étendre de nos mains

 

Publicités

Poème de la House

Personne n’a senti ce courant d’air froid
En dessous de la lumière et au dessus du son
Ce courant d’air froid que personne n’a senti
Est passé entre la gestuelle et la mimique

Hypnotisé par la danse tribale sur la house music
En dessous de la lumière et au dessus du son
Personne n’a senti ce courant d’air froid
Qui passa entre la gestuelle et la mimique

 

Rue de Venise

Dieu est un monstre qui relie tout dans sa conscience tentaculaire
Et le carrelage bleu clair et l’appel de Luca et le soleil de l’hiver
Et le lion qui pourrait être là en forme de peluche sur le séchoir
Entre la plante grasse sur l’appuie-fenêtre et les trois tomates.
Mais il n’est pas là c’était une image que je trouvais nécéssaire,
Parmi  tant de voluptés et de minauderies appartementales
D’un Luxembourgeois littéraire dont on emprunte la sédentarité

Le Printemps

Épargnez le matin,

L’orange rosé, le pamplemousse,
La parquet doré, la blancheur du lit,
La fenêtre du printemps, le pépiement,
La beauté des verts sur le chemin matinal,

Cette matinée épargnez-la,

Qui se réveille sans enfance, par habitude,
Le café, le tabac, le trajet, le travail
Peut tout aussitôt se recoucher sans sommeil,
Il ne retrouvera plus la pureté du papier.