Le Poème de l’Autostop

I.

Prends-moi, voiture automobile,
Changeons de visages
Le temps d’une blague, d’une vague.

De grâce, voyageons, voyageurs,
Tendons nos mains mortelles,
Fils de Dieu, crois-moi, aide-moi.

II.

J’ai reçu aujourd’hui de l’eau de mon Seigneur
Qui toujours m’enjoint de ne point prendre peur
J’ai reçu un inconnu, des amis et une soeur,
J’ai reçu, ultime présent, la patience du coeur.

III.

Quand je m’endors,
Je m’imagine être dans une grange,
Et je m’endors tout habillé, sans couvertures,
Sur un tas d’botte de foin.

Quand je m’endors,
Je m’imagine être un pauvre pèlerin,
Et je m’endors en remerciant Ciel et Terre,
Comme un Amérindien.

Quand je m’endors,
Je m’imagine être rassasié de pain,
Et je m’endors en me souhaitant des rêves nouveaux
Aux goûts d’amours anciens

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